Mortalité infantile par groupe de revenu, 2026.
La survie des nourrissons s'améliore fortement avec la hausse du revenu. La mortalité infantile est en moyenne nettement plus faible dans les pays plus riches. L'écart est important : les pays à faible revenu enregistrent en moyenne environ 47 décès de nourrissons pour 1 000 naissances vivantes, contre environ quatre dans les pays à revenu élevé.
Mais le revenu ne raconte pas toute l'histoire. Le taux de mortalité infantile du Rwanda est plus proche de celui des pays à revenu intermédiaire que de la moyenne des pays à faible revenu. Le Liban se distingue encore davantage : bien qu'il s'agisse d'un pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, son taux de mortalité infantile est comparable à celui des pays à revenu élevé.
D'autres pays affichent une mortalité infantile plus élevée que ce que leur revenu pourrait laisser prévoir. La Guinée équatoriale présente une mortalité infantile supérieure à ce qui est habituel pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. Ce constat souligne que les ressources économiques ne se traduisent pas automatiquement par de meilleurs résultats de santé, et que des pays à niveaux de revenu similaires peuvent connaître des taux de survie infantile très différents. La manière dont les gouvernements investissent leurs ressources — y compris les dépenses publiques de santé — ainsi que la solidité et la portée des systèmes de santé peuvent influer sur la survie infantile, quel que soit le niveau de revenu.